Le blog de la section académique du SNUEP-FSU Clermont, le syndicat spécifique et unitaire des PLP (Enseignants en lycées professionnels).
La fin d'année approche, la question du règlement des CCF se pose.
Promis par le gouvernement pour mieux faire passer la pilule de la baisse annuelle de notre pouvoir d'achat, et pour calmer la colère des PLP à qui le Bac Pro 3 ans et la réforme des CAP demandent de plus en plus de travail, il est impératif de réclamer notre du.
Aussi nous vous proposons un document simple qui vous permettra de recenser les CCF que vous avez organisés et/ou corrigés et/ou surveillés :
Faites-le remonter par voie hiérarchique!
Communiqué de presse : ce que pense le SNUEP des indemnités CCF :
INDEMNITES CCF
Le SNUEP-FSU a pris connaissance du décret paru le 26 Août 2010 instituant une indemnité au bénéfice des enseignants chargés de l’évaluation en cours de formation. Par ce geste, le ministère reconnaît enfin l’augmentation de la charge de travail qu’induisent l’introduction et le développement des contrôles en cours de formation (CCF) dans les diplômes de la voie professionnelle.
Cependant le SNUEP-FSU considère que le recours à l’indemnisation des professeurs ne résout en rien l’ensemble des problèmes générés par la généralisation des CCF.
Ainsi, la généralisation des CCF transforme les diplômes nationaux en diplômes « maison », dont la valeur varie selon l’établissement d’obtention. Le CCF ne garantit pas l’impartialité de l’évaluation puisque l’enseignant, soumis à la pression d’une hiérarchie souvent avide de résultats, est un examinateur à la fois concepteur et correcteur de cette épreuve pour ses propres élèves.
La multiplication de ces CCF alourdit la charge de travail des enseignants et génère des conséquences désastreuses influant sur la conception, sur l’organisation même du travail. Cela polarise dangereusement la mission des enseignants sur le seul objectif de l’évaluation, souvent au détriment d’un travail pédagogique de qualité.
Le SNUEP-FSU dénonce une fois de plus cette politique du « Tout CCF » et réaffirme son exigence du maintien du caractère national des diplômes (CAP, BEP, Bac Pro) grâce à des épreuves ponctuelles cadrées nationalement.
Le SNUEP-FSU dénonce par ailleurs le recours de plus en plus fréquent à l’indemnisation des missions des enseignants qui cache mal le refus du ministère de réellement revaloriser les salaires des enseignants.
Après le CAP, entièrement évalué en CCF, puis le BEP maintenant validé par l’obtention de quelques unités en CCF (conséquence de la réforme du Bac Pro 3 ans), le ministère s’attaque aujourd’hui à l’évaluation du Baccalauréat Professionnel. Le SNUEP-FSU rappelle que la généralisation des CCF, si toutefois elle devait se confirmer, aura de graves conséquences sur la valeur des diplômes de la voie professionnelle. Elle transformera des diplômes nationaux en diplômes « maison », dont la valeur variera selon l’établissement d’obtention. Ainsi, l’évaluation du contenu des référentiels est renvoyée au niveau local sans aucune garantie d’harmonisation du niveau d’exigence. De plus, le CCF ne garantit pas l’impartialité de l’évaluation puisque l’enseignant, soumis à la pression d’une hiérarchie souvent avide de résultats, est à la fois concepteur et correcteur de cette épreuve pour ses propres élèves.
La multiplication de ces CCF, qui doivent être passés en 2nde, 1er et Tle Bac Pro, a aussi des conséquences sur la conception et sur l’organisation du travail alourdi des enseignants. Elle polarise dangereusement la mission des enseignants sur le seul objectif de l’évaluation, souvent au détriment d’un travail pédagogique de qualité.
Le SNUEP-FSU dénonce ce projet et réaffirme sa position concernant les évaluations des CAP, BEP et Bac Pro, qui, pour une réelle équité entre tous les élèves, doivent s’effectuer pour toutes les disciplines en épreuves ponctuelles cadrées de façon nationale.
Le SNUEP-FSU demande solennellement au ministère de retirer ces textes de l’ordre du jour du prochain CSE. Il demande qu’un réel bilan relatif aux CCF soit enfin réalisé.
Le SNUEP-FSU exige du ministère qu’il ouvre enfin ce débat avec l’ensemble des organisations syndicales afin d’élaborer un projet de qualité en matière de validation des niveaux V et IV de la voie professionnelle.
Le Bureau National