
Nous serons bientôt riches si nous écoutons Blanquer - celui-là même qui s'était empressé de geler la revalo' PPCR à son arrivée au Ministère...
Dans les faits, et suite aux rendez-vous au Ministère auquel ont participé les responsables FSU, il s'avère que les engagements sont pour le moins flou, très en deçà des attentes, et surtout n'engagent pas le gouvernement actuel : en l’état, le ministère propose 500 millions d'euros pour les 800 000 enseignants (soit 50 euros bruts par mois)
Les fameux «10 milliards» ne sont plus évoqués, renvoyant les arbitrages budgétaires à une future loi de programmation, qui (peut être!) envisagera une hausse annuelle étalée sur une vingtaine d'années. A condition que le gouvernement suivant tienne les engagements de celui en cours!
Les mesures concrètes ne se feraient que dans un an, en janvier 2021, et elles ne concerneraient pas tous les personnels : les non enseignant-es et assimilé-e-s (CPE, PSY EN), ne sont pas concernés. La question des personnels concernés par la revalorisation et de ses modalités reste floue : seulement les plus jeunes ? Seulement celles et ceux qui acceptent des missions supplémentaires ?
Dans le même temps, le Conseil d'orientation des retraites (COR) a produit un document, qui établit des prévisions financières concernant les retraites et s'appuie sur des données du ministère du Budget, indiquant que le gouvernement table sur un gel du point d'indice jusqu'en 2022. Une rigueur salariale plus sévère que celle annoncée dans la précédente projection budgétaire de juin 2019 et qui permet de reprendre d'une main ce qui est octroyée de l'autre.
Pour la FSU, les revalorisations sont un dû après 30 ans de perte de pouvoir d’achat et de transformation négative du métier, et en aucun cas une contrepartie à une baisse de nos pensions. Ses hausses doivent se faire pour TOUS.