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Le blog de la section académique du SNUEP-FSU Clermont, le syndicat spécifique et unitaire des PLP (Enseignants en lycées professionnels).

L’enseignement professionnel est "le grand oublié des moindres petites mesures" de la refondation (Snuep-FSU)

L'enseignement professionnel est "le grand oublié des moindres petites mesures, aussi bien sur les politiques éducatives que sur le métier et la carrière des personnels", regrette Sigrid Gérardin, co-secrétaire générale du Snuep-FSU, lors d’une conférence de presse vendredi 28 août 2015. Le syndicat cite à ce titre la mise en place de la pondération des heures d’enseignement, la réforme de l’éducation prioritaire, les Espé et les créations de postes. Selon lui, 66 ETP en lycée professionnel sont supprimés en 2015. "Le ministère nous a dit que Najat Vallaud-Belkacem devrait bientôt faire des annonces et que nous serions étonnés", précise-t-elle souhaitant un plan d’urgence pour l’enseignement professionnel avec des moyens dédiés et une réflexion sur la rénovation de la voie professionnelle.
"Vincent Peillon avait acté une certaine priorité à l’enseignement professionnel qui s’est diluée au fur et à mesure des rentrées scolaires", souligne Jérôme Dammerey, co-secrétaire général du Snuep-FSU, à l’occasion de cette conférence de presse le 28 août 2015. "On ne parle plus que du développement de l’apprentissage", regrette-t-il pointant "une erreur politique".
"En période économique difficile, le gouvernement renvoie les jeunes vers les entreprises qui n’ont pas les moyens de les recevoir alors qu’il ferait mieux de mettre des moyens sur l’enseignement professionnel pour qualifier ces jeunes", argumente-t-il. "Même si la crise nous impacte pour les PFMP, nous sommes moins dépendants des entreprises que l’apprentissage."

40 % de stagiaires à temps plein sans formation
Le syndicat demande un plan d’urgence pour l’enseignement professionnel avec des créations de postes. Selon lui, 66 ETP en lycée professionnel sont supprimés en 2015.

Années Nombre de PLP Nombre d’élèves en LP
2005 68 269 723 953
2008 64 814 703 090
2011 60 167 694 681
2014 57 598 662 991


Le Snuep-FSU regrette également "la situation très problématique des stagiaires en LP" avec 40 % d’entre eux à temps plein devant les élèves, sans formation initiale, "sous prétexte qu’ils ont déjà une expérience professionnelle suffisante". Le syndicat demande des parcours adaptés pour préparer les concours et insiste sur cette nécessité au regard des résultats au CAPLP en 2015. "Après les résultats catastrophiques de l’examen professionnalisé avec 595 postes perdus sur les 1 172 proposés (50,8 %) et du CAPLP interne avec 31 postes perdus sur 295, le CAPLP externe n’inverse pas cette tendance", souligne-t-il.

Disciplines Postes ouverts en 2015 Admis (listes principale et complémentaire) Postes perdus (en %)
Biotechnologie + STMS 358 181 48,3
Génie civil 134 66 50,7
Génie industriel 114 60 47,4
Génie électrique 50 43 14
Génie mécanique 67 61 9


De futures "ANNONCES" de la part du ministère ?
"Le ministère nous a dit que Najat Vallaud-Belkacem devrait bientôt faire des annonces et que nous serions étonnés ", ajoute le syndicat. À l’occasion des discussions à l’automne sur un bilan des réformes du lycée ? "Le bilan du ministère semble assez mitigé sur la réforme de la voie professionnelle mais il reste fermé sur les parcours en 4 ans que nous souhaitons réintroduire. Il semble en revanche très inquiet sur le CAP et la problématique de la poursuite d’études des bacheliers professionnels", développe Jérôme Dammerey.Selon le syndicat, le ministère se dirige vers un abandon de l’idée d’un brevet professionnel supérieur. "Cette idée semble aujourd’hui enterrée", avance Sigrid Gérardin. "Il y a besoin de réfléchir à la poursuite des études bacheliers professionnels mais pas en créant un nouveau diplôme concurrençant DUT et BTS." "Il n’y a même pas eu d’étude d’opportunité auprès des entreprises", note-t-elle.
Interrogé par AEF sur l’expérimentation de la seconde de détermination, le syndicat indique qu’il s’agit essentiellement pour l’instant de la mise en place dans quelques académies de "secondes à champs professionnels" "prévue par la réforme de 2009 mais jamais mise en place". "Cette idée est reprise surtout pour des raisons budgétaires car elle permet de mettre en commun les élèves pour les matières générales", observe Sigrid Gérardin. "On a déjà du mal à faire en sorte que les élèves maîtrisent les compétences en trois ans au lieu de quatre alors avec cette seconde en plus….", ajoute Jérôme Dammerey.
En outre, selon le syndicat, les académies peinent à développer la mixité des parcours professionnels. "Quelle entreprise va s’engager un an avant à prendre un jeune ?", interroge-t-il

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