• - STAGIAIRES PLP : calendrier d'affectation par disciplines

     

    Voici le calendrier national d'affectation dans les académies des PLP Stagiaires, discipline par discipline.

    Une fois votre affectation connue, contactez-nous pour que l'on vous assiste dans la rédaction de vos voeux à l'intérieur de l'académie!

    Ugo TREVISIOL commissaire paritaire académique des PLP : 06 25 07 66 83 snuep.clermont@gmail.com

     

     

     

     




  • DES LYCÉES PROFESSIONNELS FRAGILISÉS

    Réforme de la voie professionnelle
    Premier regard sur les mesures annoncées le 28 mai 2018

    La réforme annoncée ce lundi 28 mai par le ministre est dans la suite logique de la généralisation du bac pro 3 ans lancée il y a 10 ans. Elle est idéologique et budgétaire. Idéologique car elle contribue au transfert de la formation professionnelle initiale vers les branches professionnelles et le patronat. Budgétaire car elle diminue le temps de formation et les heures d’enseignements. A travers elle, c’est une nouvelle baisse des savoirs et des savoir-faire qui se profile. 

    MOINS D’HEURES POUR PLUS DE DISPOSITIFS

    Lors de sa conférence de presse, le ministre s’est bien gardé de parler des grilles horaires envisagées pour les bacs pros et les CAP. Dans ces projets, les élèves auront de 3 à 4 heures de cours en moins par semaine et des dispositifs de co-intervention (Français/maths en enseignement professionnel) ou de projets sont imposés. Les heures non disciplinaires passent à 3,5 heures de consolidation, d’accompagnement personnalisé et de préparation à l’orientation.
    Avec une baisse de plus de 10 % des horaires, l’équivalent de plus de 6 000 postes peut être supprimé d’ici la fin du quinquennat. Comme il y a 10 ans avec la généralisation du bac pro en 3 ans, la transformation est abordée par la question des moyens avant toute réflexion ou détermination des contenus et objectifs de formation. Inutile d’avoir attendu la fin mai pour annoncer de telles économies.

    UNE FORMATION À NOUVEAU RÉDUITE

    Le ministre reprend la préconisation du rapport Calvez-Marcon sur la création de 2des à famille de métiers, justifiée alors par la volonté de repousser le palier d’orientation des jeunes et par une soi-disant amélioration de la lisibilité des filières. Il s’agit d’en faire des classes propédeutiques à l’apprentissage (les contrats de trois ans rebutant les patrons) et d’améliorer les indicateurs d’orientation en sortie de 3ème. Les jeunes choisiront leur spécialisation et le mode de formation (scolaire ou apprentissage), encore faut-il qu’il y ait de la place.
    Une quinzaine de familles sont envisagées. Celle de la relation client regrouperait les bac pro vente, commerce et ARCU, une autre rassemblerait GA, le transport, la logistique et la sécurité. De telles 2des ont déjà été expérimentées, faisant preuve de leur non pertinence.
    La conséquence de ces classes est une déprofessionnalisation de l’enseignement. Savoirs et savoir-faire sont réduits. Après le passage du bac pro 4 ans au bac pro 3 ans, c’est un bac pro 2 ans que propose le ministre. C’est uniquement dans le cadre d’un parcours en 4 ans vers le bac pro que des 2des professionnelles de détermination pourraient être pertinentes.

    CAP 1, 2 OU 3 ANS : SANS MOYENS SUPPLÉMENTAIRES

    Après le mixage des publics et des parcours, le ministère propose d’instaurer le mixage des temps de formation en CAP. Les jeunes préparant un CAP en 1, 2 ou 3 ans se retrouveraient dans le même groupe classe. Pédagogiquement intenable, cette mesure illustre encore l’objectif d’économie de moyens. Pour le SNUEP-FSU, les structures de formation en 1, 2 ou 3 ans doivent être distinctes, les progressions pédagogiques étant nécessairement différentes. Cela nécessite des postes supplémentaires que le ministère refuse de déployer. Ce sont les élèves de CAP et les professeurs de lycée professionnel qui vont en pâtir.

    DE LA 3ème PEP à la 3ème « prépa métiers »

    Le changement de nom s’accompagne d’une augmentation du nombre de stages en entreprise. Les discussions de l’automne permettront de savoir si l’organisation de cette classe sera davantage touchée.

    ÉPREUVES ANTICIPÉES POUR LE BAC PRO

    Le diplôme intermédiaire est conservé. Les épreuves seront passées en fin de première comme épreuve anticipée du bac pro. C’est une avancée qui permet de réduire la pression certificative, ce qui est une demande du SNUEP-FSU. Reste à voir comment le ministère compte mettre en place ces épreuves anticipées.

    CAMPUS D’EXCELLENCE

    Emballage cadeaux pour une coquille vide, les campus d’excellence ne sont qu’un outil de communication du ministre. En réalité seuls quelques établissements sont concernés (moins de 100 élèves concernés en CAP et bac pro) par les campus, alors que les 1500 lycées pros subissent la baisse de la taxe d’apprentissage et le sous-investissement des régions.

    DE L’APPRENTISSAGE DANS TOUS LES LP

    Annonce non surprenante pour « sécuriser les transitions » selon le ministre. L’implantation de sections d’apprenti·es en LP est synonyme de mixité des publics et de parcours. La pertinence pédagogique est loin d’être démontrée, bien au contraire. Expérimentée depuis plusieurs années, rien ne plaide pour sa généralisation. Au lieu d’une sécurisation, c’est la désorganisation des LP et la fragilisation des parcours des jeunes que le ministre développe.

    CLASSES PASSERELLES VERS LE BTS

    Ces classes restent à définir (accès, contenu etc.). L’annonce est faite sans concertation préalable au moment où beaucoup de jeunes ont des réponses négatives sur Parcoursup. Si une année supplémentaire est nécessaire, la pertinence d’un retour au bac pro en 4 ans doit plutôt être questionnée.

    BAC PRO GESTION ADMINISTRATION
    La réduction de l’offre de formation est actée. Des sections entières vont être fermées sans qu’aucune solution n’ait été réellement envisagée pour les jeunes qui souhaiteraient s’y orienter ou pour les personnels qui y exercent. Près de 1500 professeurs de lycée professionnel vont être concernés. Le ministère parle de mobilité de carrière (changement de discipline ou de fonction entre autres) sans pour autant mettre les moyens nécessaires. Le SNUEP-FSU demande la mise en place rapide de solutions sérieuses et respectueuses des professeurs, des équipes pédagogiques et des jeunes.

    Pour le SNUEP-FSU, ce projet ministériel, dans la continuité des modifications prévues pour l’apprentissage, fragilise davantage l’enseignement professionnel. Alors qu’il communique sur une valorisation de la formation professionnelle, le ministre s’apprête, avec ses mesures, à détruire l’enseignement professionnel public. Le SNUEP-FSU ne peut accepter cette marche en avant vers la destruction de nos lycées pros.


  • Asphyxie des lycées professionnels sur le dos des jeunes, des familles et des personnels

     

    Le ministre de l’Éducation nationale vient d’annoncer les grands axes de sa réforme pour la voie professionnelle scolaire. Les mesures annoncées représentent de graves dangers pour l’avenir scolaire et professionnel des jeunes. La qualité des formations est menacée et les conditions d’études des élèves et de travail des enseignant·es seront inévitablement dégradées.
    Le ministre se garde bien de préciser que sa prétendue revalorisation de la voie professionnelle scolaire se fera avec moins de moyens  : moins d’école pour les jeunes, moins de postes d’enseignant·es et un financement en berne des établissements. Si cette réforme est mise en œuvre, ce sont au moins 6000 postes qui seront supprimés et 120 heures en moyenne qui seront spoliées aux élèves, soit l’équivalent de 3 semaines et demi de formation par an. Pour le SNUEP-FSU cette réforme est une suite logique toujours plus brutale de la réforme de 2009, qui reste vivement dénoncée par la profession et toujours combattue par le SNUEP-FSU.

    Une réforme qui se fait sur le dos des enseignant·es, des élèves et de leur famille

    Les enseignements généraux subiront une baisse patente des horaires disciplinaires ce qui entravera les poursuites d’études des jeunes. L’instauration des secondes à « famille de métiers », qui pourront regrouper jusqu’à 6 Bacs Pros distincts, impliquera inéluctablement une déprofessionnalisation des formations : la spécialisation professionnelle à un métier sera réduite à 2 ans au lieu de 3 actuellement. Ce sera synonyme d’une perte avérée de savoirs et de savoir-faire pour les jeunes. C’est en contradiction totale avec les annonces médiatiques du ministre qui prétend avoir pour objectif d’améliorer l’insertion professionnelle des jeunes. Quant aux supposés dispositifs de co-enseignement, de remédiation, ou d’aide à la réalisation de projets, ils ne seront financés qu’en confisquant du temps à l’ensemble des disciplines.
    Les fameux « harvard du pro » ne sont qu’une vitrine de cette réforme dont personne n’est dupe. Sur les 78 campus des métiers seuls 4 répondent au cahier des charges et sont réellement incarnés – les autres ne sont qu’une mise en réseau d’établissements et n’ont de « campus » que le nom. Certains d’entre eux n’offrent aucune formation préparant à un CAP ou un Bac Pro et ne bénéficient donc pas aux 700 000 jeunes scolarisé·es dans la voie pro. Le « prestige » et « l’excellence » annoncés à grands coups médiatiques ne sont qu’une opération de communication pour tenter de masquer les graves dangers des autres mesures.
    Pour les CAP, le dispositif de recrutement à effectif réduit vole en éclat. Les classes seront autant chargées que celles des baccalauréats. Pire, après le mixage des parcours et le mixage des publics, le ministre invente le mixage du temps d’enseignement. Certains jeunes passeront les épreuves après 1 an de formation, d’autres après 2 ans et certain·es après 3 ans. Mais toutes et tous seront dans les mêmes classes. Ce choix est pédagogiquement intenable et surtout révélateur du manque d’intérêt et de moyens dédiés à ces jeunes qui, pour beaucoup, relèvent de la grande difficulté scolaire ou du handicap.

    Pour « vendre » sa réforme aux PLP, le ministre emploie la même stratégie que lorsqu’il était le principal acteur de la réforme du bac pro 3 ans : il annonce la possibilité donnée aux PLP d’être affecté·es en BTS. Le SNUEP-FSU acte positivement cette annonce mais reste lucide. Très peu de PLP seront concernés et la grande majorité des collègues continuera à enseigner au niveau V et IV en voyant leurs conditions de travail se dégrader.

    Le SNUEP-FSU dénonce l’ensemble de ce projet qui, ce n’est pas un hasard, est présenté au moment où la profession est fortement mobilisée par les examens. Ces mesures sont inacceptables et entraveront l’avenir scolaire et professionnel des jeunes. Elles laissent aussi apparaître la volonté manifeste de s’attaquer au statut des PLP pour leur en demander toujours plus. Le SNUEP-FSU informera massivement les personnels et s’engage à créer les conditions de mobilisation pour une autre réforme respectueuse de l’engagement au quotidien des PLP.


  • Communiqué FSU

    Les Lilas le 16 mai 2018

     

    Rapport sur la fusion des académies

    Dans un rapport publié le 13 mai, l'Inspection générale de l'éducation nationale fait un bilan de la mise en œuvre des régions académiques créées en 2015, dont elle tire la conclusion qu'il est nécessaire d'aller plus loin. Ce rapport préconise d'arriver à l'horizon 2021 à 13 académies métropolitaines dont la carte se superposerait à celle des 13 nouvelles régions, chaque région académique devant élaborer un projet académique de fusion.

    Les précautions des rapporteurs ne masquent pas que l'un des objectifs à terme est de modifier le périmètre de gestion des personnels, en commençant par des "petites régions" comme la Normandie ou les Hauts de France.

    Le rôle de l'administration centrale serait recentré sur le pilotage et la conception et « les recteurs [devraient] voir renforcer leurs compétences en matière de gestion de personnels avec la déconcentration au niveau académique de tous les actes de gestion ». La question du mouvement des personnels du second degré et de leur recrutement est clairement identifiée.

    Le rapport préconise également de réexaminer la carte des circonscriptions du 1er degré, d’expérimenter de nouvelles formes d’organisation territoriale et d’aborder la question du statut des écoles et de leurs directions. Ce ne sera pas sans conséquence sur la gestion des personnels du premier degré qui perdrait l’expertise de proximité.

    Le ministère doit annoncer ses arbitrages pour le début du mois de juin.

    La FSU  intervient pour défendre le modèle académique, contre les fusions envisagées dont elle interroge le sens et la pertinence

    En effet, outre les mutualisations de service et de moyens, et les économies d'échelle ainsi recherchées, cette réorganisation territoriale s'inscrit dans la perspective de donner toujours plus de compétences aux régions pour les inscrire dans le schéma européen. Les inégalités territoriales, l’accompagnement des personnels, les conditions de réussites des élèves sont absentes du rapport. En quoi des académies plus grandes, pouvant atteindre 2 millions d’élèves permettront au système éducatif de mieux remplir son rôle ? 

    La FSU défend que les politiques publiques en matière d’éducation doivent être définies nationalement et les cadres de gestion des personnels rester pilotés concrètement par le ministère.

    Pour la FSU, la régionalisation de l’éducation, à laquelle la rapport conduit, ne peut mener qu’à davantage d’inégalités dans l’accès des jeunes aux qualifications.